Notre-Dame de la Fin-des-Terres
Route de Bordeaux
Soulac-sur-Mer,
B33,
33780France
45° 30' 43.6932" N, 1° 6' 49.0428" W
C’est au 11e siècle que trois moines cisterciens s’installent sur l’île de Cordouan, où ils vivent en ermite.
Au début du siècle suivant, ils édifient une basilique entraînant la création d’une petite agglomération. Totalement engloutie par les sables à partir du 16e siècle, Notre-Dame de la Fin-des-Terres apparaît ainsi comme une miraculée.
Les travaux de désensablement et de restauration, commencés à partir de 1859, furent financés grâce à une importante campagne de souscription. Au total, plus de 220 000 m3 de sable durent être évacués pour libérer la basilique.
Si le clocher carré correspond à la fortification de l’église durant les guerres de Religion, toutes les parties supérieures de l’église et l’intégralité des absidioles sont reconstruites dans le style roman de la basilique primitive. Le chevet est la partie la plus remarquable : cordons de billettes et bandeaux de délicats rinceaux sont inspirés des chevets saintongeais.
Une fois le porche gothique du 15e siècle franchi, on accède par un escalier aux trois nefs d’égale hauteur, suivies d’un transept et d’un chœur, formé d'une abside en cul-de-four et flanqué de deux chapelles. L’ensemble est très dépouillé, en dehors des chapiteaux du chœur – qui illustrent le récit des épreuves bibliques d’Isaac, de Daniel et de saint Pierre, délivrés par l’intervention divine –, d’une chaire monumentale en pierre et d’une statue en bois polychrome figurant Notre-Dame de la Fin-des-Terres. En 1954, le maître verrier Francis Chigot (1879-1960), de Limoges, crée un programme de vitraux pour orner le chœur et les chapelles.