L'abbaye de Sorde
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Sorde, l’abbaye aux trésors

Où ?

Sorde-l'AbbayeSorde-L'Abbaye, B40, 40300
France
43° 31' 47.6472" N, 1° 3' 22.122" W

L’abbaye a été implantée en un point de passage stratégique, garantissant la prospérité de la communauté monastique.

Aux 11e et 12e siècles, est engagée une grande campagne de reconstruction du monastère (église et bâtiments conventuels) dont le chevet roman est aujourd’hui la seule partie conservée. Les chapiteaux soutenant l’arc d’entrée des absidioles (12e) enseignent des épisodes de la vie du Christ. Ceux de l’absidiole sud montrent deux scènes de l’enfance de Jésus, tandis qu’au niveau de l’absidiole nord, les deux chapiteaux se faisant face évoquent la Passion et le Triomphe du Christ.

Le croisillon nord du transept, très mutilé lors d’un incendie, est ouvert sur l’extérieur par un portail de la seconde moitié du 12e siècle. Ces pierres portent encore les traces d’une multitude de personnages et de motifs.

Les siècles suivants ouvrent une série de destructions et de réfections. Le parti architectural de l’église est notamment modifié, donnant à la nef et au transept l’aspect qu’on leur connaît aujourd’hui. Le transept est percé de fenêtres hautes, orné d’une arcature aveugle gothique et voûté d’ogives. Au 16e siècle, l’abbé se fait construire un grand logis avec ses dépendances, à l’est de l’ensemble conventuel.

Rendue à l’état de ruines au 16e siècle, la congrégation de Saint-Maur fait renaître de ses cendres l’abbaye Saint-Jean. Dans l’église, la nef et le transept sont remaniés, un nouveau mobilier est confectionné, à l’image d’un ensemble de stalles en bois, encore présent dans l’église. Les bâtiments monastiques sont entièrement refaits et répartis autour du cloître au sud et d’une basse-cour orientale. L’envergure de ces constructions, désormais en ruines, témoigne du renouveau de l’abbaye au Grand Siècle.

Enfin, l’originalité de cette abbaye réside dans la construction d’un cryptoportique, galerie souterraine, longue de dix-sept travées couvertes d’arêtes en brique, qui s’ouvre sur la rivière par autant de baies. En 1784, le chœur de l’église est doté d’un superbe maître-autel de marbre, attribué à l’atelier des frères Mazzetti. Mais la Révolution chasse définitivement toute communauté.

Des restaurations pratiquées sur l’église au 19e siècle ont partiellement dénaturé l’édifice : la nef est remaniée, l’arc triomphal surhaussé, les voûtes de l’abside refaites, les fenêtres retouchées. L’arcature intérieure de l’abside, de style roman, est une pure invention de l’époque. En même temps, un superbe ensemble de mosaïques a été redécouvert. Au 20e siècle, une campagne de fouilles archéologiques révèle les structures antiques d’une villa dotée d’un vaste complexe balnéaire. L’ensemble est orné de riches mosaïques (exposées dans la maison des abbés). Cette partie du site, aujourd’hui gérée par le conseil général des Landes, est fermée au public en raison de son réaménagement. Il est en revanche possible de découvrir les bâtiments monastiques depuis leur ouverture au public en 2004.

Galerie :

L'abbaye de Sorde

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